inspiration

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dimanche 25 juillet 2010

Louis Ferdinand Celine

Le nihilisme, ce point de vue philosophique qui revendique que l'existence humaine, que le monde en général est dénudé de toute signification, de toute valeur. Rien ne vaut la peine, pas même de vivre. Je connais des gens qui ont cette idée unique, délirante, voire délivrante. Je suis bien placée pour comprendre : j'ai déjà pensé ainsi. Déjà. Ce n'est pas parce que c'est au passé que je n'ai pas oublié. Je n'ai pas perdu dans les méandres de mon esprit, ce que c'est que de vouloir fuir la réalité parce qu'elle fait trop mal. De ne plus vouloir survivre aux autres et pire, à soi-même. Survivre. Lorsqu'on prend la vie en ce sens, justement on ne vit pas, on survit. On ne s'aime plus et donc, il est impossible d'aimer les autres en retour. C'est intolérable, comme sentiment, comme quotidien.


Par contre, on ne devrait pas utiliser cette impasse personnelle pour tirer les autres vers le bas. Nos problèmes, nos bobos, nos bibittes : elles nous appartiennent. C'est à nous de les régler et, en étant logique avec les convictions que l'on se porte.


Je connais des personnes qui, malheureusement, se croient parfaites. Oh attention, celles-ci sont les premières à crier haut et fort qu'elles ont leurs défauts. Le beau petit discours parfait. Trop parfait. Appris par coeur, récité par coeur. Ce coeur qui se fait croire tant de mirages, tant de mensonges.
Je connais des personnes qui sont capables de mettre leur honte, leurs défauts, leurs problèmes, leur mal-être, leurs tors sur le dos des autres. Et le terme autre est impersonnel pour elles. Parfois voire souvent, les gens sur qui ces personnes déversent ce trop plein d'horreurs personnelles sont des gens aimés. Des parents, des amis. Des conjoints.


Un jour on m'a tué de l'intérieur. Je n'aurais jamais cru renaître de mes cendres. Mais tel le phoénix, j'ai retrouvé mes ailes. Et puis, la mort vous rattrape de nouveau. On dit jamais deux sans trois. Je n'ai jamais été bonne en calcul, mais cette fois-çi, j'ai fait mes devoirs.


Je ne me sentirai plus jamais coupable de conneries qui ne sont pas les miennes. JAMAIS.


Je ne suis pas parfaite. Personne ne l'est. Par contre, il faut savoir être humble, honnête envers soi-même et les autres et surtout, surtout, ne pas faire du prêchi-prêcha lorsqu'on est incapable de suivre ses propres conseils.


Alors qu'on se le tienne pour dit : je suis prête à vivre. MOI, je ne survis plus. Par contre, ça ne veut pas dire que j'ai baissé les bras et que je vais laisser tout le monde dire des imbécilités sans que j'ouvre la bouche pour leur retourner une claque verbale bien aiguisée.

Oh que non. Je ne me tais plus. Et ceux qui croient que je suis hautaine, fière et méprisante n'ont qu'à se dire ceci : je ne fais pas de cadeaux à ceux qui n'en méritent pas. C'est ainsi que j'ai été éduquée. Ma mère ne m'a jamais passé les conneries que j'ai faites. Je devais assumer pleinement mes actions et malgré l'amour maternel débordant, elle ne m'a jamais encenssée lorsque j'étais dans le tors. Je me le faisais remettre en pleine face. Un moment donné, ça va faire, de penser que le monde entiers est contre soi. Si l'on désire être malheureux, rien n'est plus facile. On n'a qu'à se lever du mauvais pied tous les jours et dire que les autres sont de la plèbe. Par contre, ce qu'il ne faudrait surtout pas oublier, c'est qu'on ne vaut pas mieux que personne.


Nanerle
Humeur : princière
Musique : Fortier en back-ground


P.S.: Ce petit mot semble empli de hargne, de colère. Je dirais que c'est une grande déception, une tristesse frustrée qui m'habite lorsque des gens que j'aime énormément s'empêche d'apprécier la vie à sa juste valeur et entraîne les autres dans leur détresse abyssale.

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